Paroisse Notre-Dame de Boulogne
Paroisse Notre-Dame de Boulogne
Prions pour le monde du travail afin que le respect et la sauvegarde des droits soient assurés à tous et que soit donnée aux chômeurs la possibilité de contribuer à l'édification du bien commun.
Intention de prière du pape pour le mois d'octobre

L'Evangile du Jour

Retrouvez les lectures et l'Evangile du jour ici

en ce temps là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : Le royaume des Cieux est comparable à dix jeunes filles invitées à des noces (...)

St Matthieu (25, 1 - 13 ) 32 ème dimanche temps ordinaire

Nos coordonnées

Paroisse Notre-Dame de Boulogne

2 rue de l'Eglise

92100 Boulogne-Billancourt

Téléphone : 01 46 05 15 06

 

Secrétariat 
2 rue de Verdun

92100 Boulogne-Billancourt
Téléphone : 01 46 99 99 20

Fax: 01 46 99 99 26

nd.boulogne@laposte.net

 

N'hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact.

Horaires des messes

Lundi :       19h00

Mardi :       12h15

Mercredi :  12h15

Jeudi :       12h15

Vendredi :    9h30

Samedi :      9h30

                  18h30 (messe anticipée)

Dimanche : 10h00, 11h15 et 18h30

Informations et accueil

Horaires d'ouverture de l'église :

Tous les jours : de 8h30 à 18h30 

 

Accueil par un prêtre à l'église  (possibilté de se confesser) :

Mardi : 16h30 à 18h30

Vendredi : 16h30 à 18h30

Samedi : 10h00 à 11h30

 

Pour les demandes de baptême, de mariage ou des Messes, renseignez-vous auprès de l'accueil à l'église :

2 rue de l'Église, 92100 Boulogne-Billancourt

lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 15h30 à 18h30

samedi de 9h00 à 13h00

tél.: 01 46 05 15 06

 

Pour tout autre renseignement, adressez-vous auprès du sécretariat paroissial :

2 rue de Verdun, 92100 Boulogne-Billancourt

lundi, mardi, mercredi et vendredi de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h30

samedi de 9h00 à 12h30

(fermé le lundi matin et jeudi)

tél.: 01 46 99 99 20

fax: 01 46 99 99 26

Confessions

Mardi : 16h30 à 18h30

Vendredi : 16h30 à 18h30

Samedi : 10h00 à 11h30

L'équipe presbytérale

Père Richard Greenslade, curé

Je suis né à Adélaïde, la quatrième plus grande ville australienne, le 5 mars 1970 et je suis le dernier de 4 enfants. Ma famille est d’origine protestante et nous avons tous été baptisés dans l’église anglicane.

 

Comme jeune, l’idée d’aller en Afrique pour aider les plus pauvres revenait fréquemment, et j’ai alors commencé des études d’agronomie pour pouvoir aider une organisation humanitaire. Ces années d’études et de travail furent remplies d’activités, mais je me suis rendu compte à quel point j’étais éloigné de Dieu. J’avais beau être plein de bonnes intentions, je n’arrivais pas à les mener à bien.

 

C’est à ce moment là que deux éléments nouveaux entrèrent dans ma vie. L’un fut un problème éthique dans mon travail et l’autre une nouvelle petite-amie qui était catholique. Elle ma dit qu’elle partait en pèlerinage. Alors je l’ai accompagnée...

 

Les premiers jours de pèlerinage furent un enfer. Les gens pensaient seulement à réciter le chapelet, que je ne me souvenais pas du tout ! Je me suis bien moqué d’eux, mais le cinquième jour, tout à coup l’idée m’est venue que ce pouvait être moi le sot et pas eux. Ça me semblait très improbable mais je me suis plusieurs fois posé la question. Est-ce moi qui dois changer ou eux ? Est-ce que je dois vraiment devenir comme eux ? Cette idée me répugnait.

 

Tout fâché contre Dieu, je lui fais un ultimatum : si Tu existes, je veux te rencontrer en haut de cette montagne près du village ! En fin d’après-midi, j’ai commencé à monter et je suis arrivé au sommet quand la lumière a commencé à baisser et je me retrouvais seul. Je suis parti au pied de la croix, me suis mis à genoux, j’ai allumé une bougie et j’ai sorti mon chapelet. J’avais à peine commencé à prier quand Celui que j’avais invité est venu. La bataille n’a duré que quelques instants et Dieu (heureusement) la gagnée. J’ai amèrement pleuré sur toute ma vie de péché et j’ai demandé à Dieu de m’aider parce que je n’y arriverai pas tout seul. Je lui ai dit "Jusqu’à présent j’ai porté ma vie selon ma propre volonté, et regarde où elle m’a mené. A partir de maintenant je veux que Tu te charges de ma vie. Tu as le contrôle, je te le donne. Dis-moi ce que tu veux et je le ferai. Mais ne me laisse jamais seul, parce que je me perdrais à nouveau."

 

Jai cessé de pleurer et j’ai ressenti une paix que je n’avais jamais ressentie auparavant, comme si un énorme poids m’était enlevé des épaules. Je suis descendu de la montagne en priant, en chantant et en riant. Mais maintenant ce n’était plus un rire sarcastique, mais un vrai rire plein de joie et de bonté. Que Dieu est bon ! Le jour suivant je suis parti me confesser pour la première fois en cinq ans puis j’ai assisté à la Sainte Messe.

 

Mon retour en Australie fut un peu difficile, mais ma vie commençait à prendre la forme que Dieu voulait. Parfois, après la Sainte Messe, je restais devant le Tabernacle pour prier et pour lire l’Évangile et quand j’ai lu le passage qui parlait de la moisson et du manque d’ouvriers, l’idée du sacerdoce m’est venue, mais je la repoussais tout de suite. Je ne pouvais pas m’imaginer enfermé dans un séminaire. J’ai d’abord pensé que c’était un lieu où fuyaient les gens qui ne pouvaient pas trouver de fiancée ou un bon travail. De plus si je me présentais au séminaire j’étais certain qu’ils allaient me repousser. Mais un jour ma petite-amie m'a posé la question : "Tu penses au sacerdoce, oui ou non ?" Je ne savais pas que lui répondre. Elle a insisté : " Réponds à la question, oui ou non ! " Je lui ai dit que je ne voulais pas être prêtre, mais que sans que je sache pourquoi, cette idée me poursuivait. Dans le doute, j’ai préféré ne pas l’épouser. Jai pensé qu’il était préférable de m’assurer d’abord que je n’avais pas la vocation avant de m’engager avec elle.

 

Ainsi, j’ai pris la décision de visiter quelques séminaires. J’ai rencontré la Légion du Christ et je me suis senti tout de suite chez moi. Avant, je priais le Bon Dieu de ne pas m’appeler au sacerdoce. Depuis, je ne cesse de Lui rendre grâce pour ce don des dons.

Je suis entré au séminaire aux États-Unis en septembre 1995 et après 2 ans de novitiat je suis parti à Rome pour étudier la philosophie. Encore 2 ans plus tard je suis parti pour commencer mon stage pastoral au Québec, où j’ai appris le français. Je suis rentré à Rome trois ans après et j’ai commencé ma théologie. Après un petit séjour au Venezuela, j’ai été ordonné prêtre le 24 décembre 2005 à Rome.

 

J’étais toute de suite envoyé par mes supérieurs à travailler en France. Après trois ans passés à Tours, j’étais nommé vicaire à Saint-Cloud, où je suis resté 2 ans. En suite, une année comme vicaire à Sainte-Thérèse de Boulogne avant d'être nommé administrateur de Notre-Dame de Boulogne en septembre 2012.

 

En mai 2014, j'ai quitté les Légionnaires du Christ pour devenir membre du clergé diocésian du diocèse de Nanterre.

 

J'étais nommé curé de la paroisse le 1er septembre 2014 pour une période de 4 ans.

 

Père Richard Greenslade

  

Père Henri Duc-Maugé LC, vicaire

Je suis né le 17 février 1964 à Lyon (je suis donc un enfant du Concile Vatican II), dernier d’une fratrie de 5 enfants (3 filles et 2 garçons, ‘quinté plus’ dans l’ordre) ; les 2 garçons sont prêtres Légionnaires du Christ.

 

J’ai passé mon enfance dans un petit village de campagne qui au fil des ans est devenu un village dortoir pour les personnes travaillant à Lyon. Nous vivions à côté de l’église qui rythmait la vie dominicale avec la messe de 9H00 célébrée par un prêtre venant d’un village voisin un peu plus important. Ma famille était donc pratiquante et mes parents nous ont aidés à traverser les années 70 et 80.


A l’entrée en seconde, j’ai « immigré » à Lyon pour les trois ans de Lycée puis 5 ans d’université. J’ai achevé mes études,  en 1987 avec une maitrise de géologie. L’étude des sols, de leurs caractéristiques en vu de la construction d’édifices importants était devenue ma spécialité.


En 1978, la mort de Paul VI puis, après les 33 jours de Jean-Paul Ier, l’arrivée de Jean-Paul II sur le siège de Pierre marqua un tournant. Je n’avais jamais remis en question la formation chrétienne reçue en famille et en paroisse, et l’arrivée de ce Pape qui vint en France en 1980 pour nous lancer un défi : « France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » me conduisit  à me poser sérieusement la question du sacerdoce. Qu’avais-je fait des promesses de mon baptême ? Et surtout, qu’est-ce que le Seigneur attendait  de moi ? Question délicate s’il en est et qui ne trouvera une première réponse qu’en 1983, au cours d’un pèlerinage à Rome. Pour la première fois, je visite un centre de la congrégation des Légionnaires du Christ. Il est vide lors de mon passage, mais l’impression est forte : je crois avoir trouvé la première partie de la réponse : « si Dieu m’appelle, c’est ici, dans cette communauté ! ». Je connaissais d’autres communautés naissantes (communauté St jean, communauté St. Martin) ou plus anciennes (Bénédictins, chartreux, trappistes …), mais c’est cet éclaire de quelques minutes passées dans cette communauté dont je ne connaissais pas l’existence avant d’en franchir le seuil, qui m’interpelait.


Le Seigneur, comme un bon berger, me laissa paître encore quelques temps sur les bancs universitaires tout en me donnant l’occasion de revenir par deux fois à Rome pour passer quelques jours avec cette communauté pendant les Semaines Sainte 1986 et 1987.  La dernière fut la bonne pour que la décision soit prise ; il ne restait plus que le service militaire (il était encore de mise à cette époque) à faire pour pouvoir faire mon entrée au noviciat en 1988,  à Salamanque en Espagne.


L’aventure commençait.

3 ans en Espagne, une dizaine d’années passées entre Rome, pour les études de philosophie et théologie, la France et la Suisse, pour l’apostolat (stage pastoral de quelques années) et l’ordination sacerdotale venait couronner le tout le 2 janvier 2001, à Rome en fin d’année jubilaire.


Après deux ans comme vice-recteur d’un petit-séminaire dans la Seine et Marne, je suis parti pour le Canada pour aider comme responsable des études du petit-séminaire que nous venions de fonder dans ce pays et du Noviciat.


En novembre 2008, je suis revenu en France pour aider notre provincial tout d’abord comme secrétaire puis comme aumônier des Consacrées du Regnum Christi (mouvement d’apostolat, associé à notre communauté) qui étaient installées rue de la Rochefoucault à quelques pas de Notre Dame de Boulogne.


Aujourd’hui, c’est avec vous que le Seigneur me demande de cheminer. Je vous porte tous dans mes prières et confie ce ministère aux vôtres.


Père Henri Duc-Maugé

 

Jacques Averbuch, diacre permanent

Juif, j’ai échappé à la déportation 

 

17 juillet 1942… Les parents de Jacques sont embarqués par la police française.
Il échappe de très peu à la déportation. Il est recueilli par une famille qui va changer sa vie.


Nos parents, d’origine juive polonaise, menaient une vie sans histoire dans le 18e arrondissement de Paris quand, en 1939, notre père fut mobilisé. Il nous envoya, maman (enceinte) et nous, les deux aînés, à Châteaubriant, où des familles accueillaient les réfugiés. C’est là-bas, hébergés dans la famille Roul, que maman accoucha d’un petit Marcel. Puis en septembre 1940, papa, démobilisé, nous rappela à Paris. La vie reprit son cours. Jusqu’à ce 17 juillet 1942…

 

Nous avons dit au revoir à nos parents


Il est cinq heures du matin lorsque deux agents de la police française en civil font irruption dans l’appartement familial. Ils nous prient de les suivre. Mais sur leur liste, un nom manque. Celui de Paulette, ma sœur aînée. Elle tient toutefois à nous accompagner. Hésitant, l’un des agents demande quoi faire avec cette jeune fille non répertoriée. L’officier allemand présent souhaite d’abord que tout le monde suive le mouvement puis il se rétracte. « On verra plus tard pour les enfants. » Après avoir dit rapidement « au revoir » à nos parents, nous nous retrouvons seuls tous les trois. Marcel, notre jeune frère, n’a que deux ans et demi.

 

C’est alors que Paulette a l’idée de reprendre contact avec la famille qui nous avait accueillis à Châteaubriant. Elle leur envoie un télégraphe, en expliquant la situation. La réponse ne se fait pas attendre : « Venez, nous vous attendons. » Nous demeurerons chez les Roul jusqu’en 1946, sans être jamais inquiétés.

 

Générosité et respect


Chez les Roul, un grand esprit de foi domine. Sur les six enfants, trois deviendront prêtres. La générosité de cette famille est pétrie de respect. Vivre au milieu de chrétiens témoins par leurs actes m’aide à rencontrer le Christ et à vouloir devenir son disciple. Je demande donc le baptême. Paulette est déjà baptisée et fréquente les Guides.

En septembre 1946, nous rentrons à Paris. L’immeuble où nous habitions avec nos parents a été détruit par un bombardement américain… qui a fait 36 morts. Une nouvelle fois, nous avons échappé au pire ! Nous voilà sans maison, sans famille et sans travail… Mais la Providence veille. Nous trouvons chacun refuge dans un foyer et nous nous donnons régulièrement rendez-vous… sur les quais du métro ! Jusqu’au bout, ma sœur, mon frère et moi avons cru que mes parents reviendraient.

 

C’est alors que je décide de rentrer au séminaire. En effet, l’idée de devenir prêtre s’imposait à moi. Puis, après Paris, un accroc de santé m’envoie au grand séminaire d’Aix-en-Provence pendant un an. Mon état ne s’améliore pas et je comprends que sans doute ma vocation est ailleurs… Sorti du séminaire, je fais des travaux de manœuvre, puis je reprends des études et trouve un poste de comptable.

 

Un signe d’amour

 

Au cours des années suivantes, vivant dans un immeuble à esprit communautaire, j’ai pris conscience des mille et une misères humaines et j’ai eu la certitude que Dieu m’appelait à être son serviteur, proche des hommes et des femmes qui m’entouraient et modestement, un signe de son amour.

 

En 1994, j’ai été ordonné diacre permanent. Je suis très heureux dans cette vocation d’accompagnement des personnes au quotidien. Je le dois aussi à ma sœur Paulette sans laquelle je n’aurais pas échappé à la déportation. Elle a de plus toujours été à mes côtés.

Aujourd’hui, je me dis que le sacrifice de nos parents a porté ses fruits dans nos vies comme le grain tombé en terre. Je n’éprouve aucun ressentiment. Je sais chaque jour un peu mieux que, dans chaque mort, il y a une résurrection.

 

http://www2.l1visible.com/juif-jai-echappe-a-la-deportation/

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Paroisse Notre-Dame de Boulogne