Les pauvres ont avant tout besoin de Dieu, de son amour rendu visible par des personnes saintes qui vivent à côté d'eux, lesquelles, par la simplicité de leur vie, expriment et font émerger la force de l'amour chrétien.

  Pape François

17 novembre 2019 - Journée mondiale des pauvres

 

L'Evangile du Jour

Retrouvez les lectures et l'Evangile du jour ici

Jésus déclara: " ce que vous contemplez,des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre:tout sera détruit"

33 ème dimanche T O  (Lc 21,5-19)

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Mercredi :  12h15

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vendredi 16h30 - 18h30

 

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Vendredi :   16h30 - 18h30

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Denier

L'équipe presbytérale

Père Henri Duc-Maugé LC, curé

Je suis né le 17 février 1964 à Lyon (je suis donc un enfant du Concile Vatican II), dernier d’une fratrie de 5 enfants (3 filles et 2 garçons, ‘quinté plus’ dans l’ordre) ; les 2 garçons sont prêtres Légionnaires du Christ.

 

J’ai passé mon enfance dans un petit village de campagne qui au fil des ans est devenu un village dortoir pour les personnes travaillant à Lyon. Nous vivions à côté de l’église qui rythmait la vie dominicale avec la messe de 9H00 célébrée par un prêtre venant d’un village voisin un peu plus important. Ma famille était donc pratiquante et mes parents nous ont aidés à traverser les années 70 et 80.


A l’entrée en seconde, j’ai « immigré » à Lyon pour les trois ans de Lycée puis 5 ans d’université. J’ai achevé mes études,  en 1987 avec une maitrise de géologie. L’étude des sols, de leurs caractéristiques en vu de la construction d’édifices importants était devenue ma spécialité.


En 1978, la mort de Paul VI puis, après les 33 jours de Jean-Paul Ier, l’arrivée de Jean-Paul II sur le siège de Pierre marqua un tournant. Je n’avais jamais remis en question la formation chrétienne reçue en famille et en paroisse, et l’arrivée de ce Pape qui vint en France en 1980 pour nous lancer un défi : « France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » me conduisit  à me poser sérieusement la question du sacerdoce. Qu’avais-je fait des promesses de mon baptême ? Et surtout, qu’est-ce que le Seigneur attendait  de moi ? Question délicate s’il en est et qui ne trouvera une première réponse qu’en 1983, au cours d’un pèlerinage à Rome. Pour la première fois, je visite un centre de la congrégation des Légionnaires du Christ. Il est vide lors de mon passage, mais l’impression est forte : je crois avoir trouvé la première partie de la réponse : « si Dieu m’appelle, c’est ici, dans cette communauté ! ». Je connaissais d’autres communautés naissantes (communauté St jean, communauté St. Martin) ou plus anciennes (Bénédictins, chartreux, trappistes …), mais c’est cet éclaire de quelques minutes passées dans cette communauté dont je ne connaissais pas l’existence avant d’en franchir le seuil, qui m’interpelait.


Le Seigneur, comme un bon berger, me laissa paître encore quelques temps sur les bancs universitaires tout en me donnant l’occasion de revenir par deux fois à Rome pour passer quelques jours avec cette communauté pendant les Semaines Sainte 1986 et 1987.  La dernière fut la bonne pour que la décision soit prise ; il ne restait plus que le service militaire (il était encore de mise à cette époque) à faire pour pouvoir faire mon entrée au noviciat en 1988,  à Salamanque en Espagne.


L’aventure commençait.

3 ans en Espagne, une dizaine d’années passées entre Rome, pour les études de philosophie et théologie, la France et la Suisse, pour l’apostolat (stage pastoral de quelques années) et l’ordination sacerdotale venait couronner le tout le 2 janvier 2001, à Rome en fin d’année jubilaire.


Après deux ans comme vice-recteur d’un petit-séminaire dans la Seine et Marne, je suis parti pour le Canada pour aider comme responsable des études du petit-séminaire que nous venions de fonder dans ce pays et du Noviciat.


En novembre 2008, je suis revenu en France pour aider notre provincial tout d’abord comme secrétaire puis comme aumônier des Consacrées du Regnum Christi (mouvement d’apostolat, associé à notre communauté) qui étaient installées rue de la Rochefoucault à quelques pas de Notre Dame de Boulogne.


Aujourd’hui, c’est avec vous que le Seigneur me demande de cheminer. Je vous porte tous dans mes prières et confie ce ministère aux vôtres.


Père Henri Duc-Maugé

 

Père Raymundo Macias L C , vicaire

Chers amis,

Comme vous le savez, je viens d’être nommé comme vicaire de la paroisse et je suis très content et plein d’enthousiasme pour commencer cette nouvelle mission que ma congrégation et Mgr Rougé, évêque de Nanterre, m’ont confiée.

Je suis prêtre de la Congrégation des Légionnaires du Christ et jusqu’à l’année dernière, j’étais en Irlande et m’occupais d’un pensionnat que notre communauté dirige à Dublin.

Je vais maintenant vous raconter quelques étapes de mon histoire.

Je suis né le 19 novembre 1962 à Montréal au Canada. Mes parents sont mexicains. Mon père était au Canada à cause de ses études. Après presque deux ans, nous sommes retournés à Mexico et, en réalité, c’est là que j’ai vécu pendant mon enfance et mon adolescence. J’ai fait mes études dans une école des frères Maristes.

Par rapport à ma vocation, la première visite du pape St Jean-Paul II à Mexico en 1979 m’a profondément marqué quand j’avais 16 ans. C’est à ce moment-là que j’ai fait connaissance du Regnum Christi. Après mon BAC, j’ai commencé des études de Relations internationales, et c’est au bout d’une année que je me suis rendu compte que Dieu m’appelait à consacrer ma vie.

J’ai commencé comme consacré du Regnum Christi et je suis parti faire des études de droit en Espagne en 1983, et en 1988, j’ai commencé mon noviciat à la Légion du Christ. En 1990, je suis allé à Rome pour faire mes études de philosophie et de théologie et en 1997, j’ai été ordonné prêtre.

De 1997 à 2008, j’ai été en France, impliqué dans la pastorale des jeunes et familiale de notre mouvement.

Après, je suis retourné dans mon pays au Mexique pour diriger un de nos établissements scolaires de 2008 à 2014, et de 2014 à 2019 je suis allé en Irlande pour diriger un pensionnat, comme je vous l’avais déjà dit.

Maintenant, le Seigneur me fait venir de retour en France, votre beau pays.

A part ma responsabilité comme vicaire, je serai prêtre référant du Lycée Notre-Dame de Boulogne et de l’école et du collège Saint-Joseph du Parchamp, tout en travaillant dans la pastorale familiale du Regnum Christi.

Je suis à votre service soit à l’église Notre-Dame, soit au presbytère au 2, rue de Verdun.

                                                                            Père Raymundo Macias

 

Jacques Averbuch, diacre permanent

Soirée T - Apprentis d'Auteuil - 10 avril 2018
20180410-témoignage Jacques.mp3
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Je suis né le 27 janvier 1930 ; Juif, j’ai échappé à la déportation 

 

17 juillet 1942… Les parents de Jacques sont embarqués par la police française.
Il échappe de très peu à la déportation. Il est recueilli par une famille qui va changer sa vie.

 

Nos parents, d’origine juive polonaise, menaient une vie sans histoire dans le 18e arrondissement de Paris quand, en 1939, notre père fut mobilisé. Il nous envoya, maman (enceinte) et nous, les deux aînés, à Châteaubriant, où des familles accueillaient les réfugiés. C’est là-bas, hébergés dans la famille Roul, que maman accoucha d’un petit Marcel. Puis en septembre 1940, papa, démobilisé, nous rappela à Paris. La vie reprit son cours. Jusqu’à ce 17 juillet 1942…

 

Nous avons dit au revoir à nos parents

 

Il est cinq heures du matin lorsque deux agents de la police française en civil font irruption dans l’appartement familial. Ils nous prient de les suivre. Mais sur leur liste, un nom manque. Celui de Paulette, ma sœur aînée. Elle tient toutefois à nous accompagner. Hésitant, l’un des agents demande quoi faire avec cette jeune fille non répertoriée. L’officier allemand présent souhaite d’abord que tout le monde suive le mouvement puis il se rétracte. « On verra plus tard pour les enfants. » Après avoir dit rapidement « au revoir » à nos parents, nous nous retrouvons seuls tous les trois. Marcel, notre jeune frère, n’a que deux ans et demi.

 

C’est alors que Paulette a l’idée de reprendre contact avec la famille qui nous avait accueillis à Châteaubriant. Elle leur envoie un télégraphe, en expliquant la situation. La réponse ne se fait pas attendre : « Venez, nous vous attendons. » Nous demeurerons chez les Roul jusqu’en 1946, sans être jamais inquiétés.

 

Générosité et respect

 

Chez les Roul, un grand esprit de foi domine. Sur les six enfants, trois deviendront prêtres. La générosité de cette famille est pétrie de respect. Vivre au milieu de chrétiens témoins par leurs actes m’aide à rencontrer le Christ et à vouloir devenir son disciple. Je demande donc le baptême. Paulette est déjà baptisée et fréquente les Guides.

En septembre 1946, nous rentrons à Paris. L’immeuble où nous habitions avec nos parents a été détruit par un bombardement américain… qui a fait 36 morts. Une nouvelle fois, nous avons échappé au pire ! Nous voilà sans maison, sans famille et sans travail… Mais la Providence veille. Nous trouvons chacun refuge dans un foyer et nous nous donnons régulièrement rendez-vous… sur les quais du métro ! Jusqu’au bout, ma sœur, mon frère et moi avons cru que mes parents reviendraient.

 

C’est alors que je décide de rentrer au séminaire. En effet, l’idée de devenir prêtre s’imposait à moi. Puis, après Paris, un accroc de santé m’envoie au grand séminaire d’Aix-en-Provence pendant un an. Mon état ne s’améliore pas et je comprends que sans doute ma vocation est ailleurs… Sorti du séminaire, je fais des travaux de manœuvre, puis je reprends des études et trouve un poste de comptable.

 

Un signe d’amour

 

Au cours des années suivantes, vivant dans un immeuble à esprit communautaire, j’ai pris conscience des mille et une misères humaines et j’ai eu la certitude que Dieu m’appelait à être son serviteur, proche des hommes et des femmes qui m’entouraient et modestement, un signe de son amour.

 

En 1994, j’ai été ordonné diacre permanent. Je suis très heureux dans cette vocation d’accompagnement des personnes au quotidien. Je le dois aussi à ma sœur Paulette sans laquelle je n’aurais pas échappé à la déportation. Elle a de plus toujours été à mes côtés.

Aujourd’hui, je me dis que le sacrifice de nos parents a porté ses fruits dans nos vies comme le grain tombé en terre. Je n’éprouve aucun ressentiment. Je sais chaque jour un peu mieux que, dans chaque mort, il y a une résurrection.

 

http://www2.l1visible.com/juif-jai-echappe-a-la-deportation/

Leopoldo Sayegh, L C, diacre

 Je suis né à Caracas le 16 octobre 1987. J’ai deux frères et une sœur. J’ai participé aux activités proposées par Regnum Christi pour les collégiens et Lycéens (ECyD) à Caracas avant de m’engager au sein de Regnum Christi comme adulte.

     Je suis entré dans la congrégation des Légionnaires du Christ en 2005, j’ai fait mon noviciat pendant deux ans à Monterrey, au Mexique, et ma première profession le 12 août 2007. Deux années d’humanités classiques me font découvrir la Castille puisque je réside à Salamanque, en Espagne. Par la suite, j’ai effectué un stage apostolique de trois ans à Mexico en tant qu’instructeur de formation à l’Institut Cumbres (un collège-Lycée) et coordinateur de la pastoral de l’ECyD de cette ville. En parallèle, j’ai obtenu un diplôme en compétence de direction à l’Université Anahuac de Mexico. De retour à Rome, j’ai obtenu un mastère en philosophie à l’Athénée pontifical Regina Apostolorum. Je viens de terminer mes études de théologie et je prépare actuellement un mastère en théologie du corps à l’Institut de Théologie du Corps de Lyon.

     J’ai fait ma profession perpétuelle le 20 août 2016. J’ai été ordonné diacre par Mgr Raul Biord, évêque de La Guaira, le 20 juin dernier à Caracas, en compagnie de mon frère Elias, légionnaire du Christ lui aussi. L’ordination sacerdotale est prévue pour le 2 mai 2020 à Rome. Vous êtes tous invités.

Ce qui m’a conduit à penser au sacerdoce, c’est l’éducation à la foi reçue en famille, la communion fréquente, la participation aux activités de l’ECyD,  les missions d’évangélisation que j’ai fait en Amazonie avec Jeunesse missionnaire, la vie au sein de Regnum Christi. Les moments les plus forts où j’ai ressenti mon appel ont été, chaque année, pendant l’adoration eucharistique du Jeudi Saint.

Depuis mon entrée au noviciat, j’ai vécu de très beaux moments mais aussi des moments difficiles comme, par exemple, une période de fatigue après mon stage apostoliques au Mexique. Il est bien de voir que le Seigneur ne nous abandonne pas, qu’il est fidèle à ses promesses et que celui qui a commencé son œuvre en nous, la mènera à son terme.

Mes moments les plus heureux ont été d’immenses grâces reçues aux pieds de la Vierge de Guadalupe, au Mexique. C’est la dévotion à la très sainte Vierge et la proximité de Dieu-Eucharistie qui m’ont le plus soutenus dans mon chemin vers le sacerdoce. Les saints ont aussi une bonne place dans mes dévotions. Ils sont nos meilleurs amis. Je suis proche de saint Jean-Paul II, du Padre Pio, de Thérèse de Lisieux, de Mère Teresa de Calcutta, de saint François d’Assise, de saint Leopoldo Mandic, de saint Jean-Marie Vianney.

Pour moi, être prêtre, c'est être témoin d'un chemin de grâce et de miséricorde que Dieu offre à ses enfants bien-aimés. C’est quelqu’un qui rend Jésus-Christ présent en étant là, avec ses paroles, ses actions et son témoignage. Il le rend particulièrement présent dans la célébration des sacrements, la prédication et l’accompagnement spirituel.

Avant d’arriver en France, on m’a demandé : qu’aimeriez-vous apporter à la paroisse Notre-Dame de Boulogne ? Ma réponse a été de la joie, de l’unité et de la miséricorde. Je compte sur vous pour y arriver.

Père Leopoldo Sayegh

 

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